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« Ce pays que tu ne connais pas » François Ruffin.

E. Macron, F. Ruffin, originaires d’une même ville, deux destins diamétralement opposés.

Un livre qui relate bien que celui qui nous gouverne n’est qu’un représentant de la bourgeoisie...

Article mis en ligne le 28 février 2019
dernière modification le 10 mars 2019

par admin1
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Dès la sortie de ce bouquin, j’accourus vers la librairie la plus proche de chez moi pour me le procurer.

Je venais de sortir d’un très mauvais Thriller, et je souhaitais me replonger dans des lectures plus militantes.

Hasard du calendrier ou coup de bol, Ruffin, député rattaché au groupe parlementaire de la France Insoumise, sortait un pamphlet contre Emmanuel Macron.

Le livre débute à Amiens, ville qui a vu grandir l’écrivain journaliste et le Président de la République Française. Des destins qui se sont presque croisés dans l’école privée de la Providence. Leur vie, leur sagesse, leur caractère, leur sensibilité et leurs envies ont fait que leur chemin se sont séparés et opposés.

L’un a choisi le chemin de l’esbroufe et du charmeur. Vantard, le jeune Macron se flagorne d’avoir écrit un romain et se prend pour un lettré aux sensibilités de poète. Il n’en est rien. Il prépare son égoïste réussite : une autoroute privatisée ouverte à la destruction massive des acquis sociaux de la plèbe pour arroser ses copains friqués. Il a ses mentors : Henri Hermand (homme d’affaires), Xavier Niel (Free), Pierre Bergé (Le Monde), Mathieu Pigasse (homme d’affaires), Alain Minc, et Jacques Attali… Que du beau monde qui saura le conseiller pour qu’il « se fasse de l’argent ». La majorité de ses soutiens, détiennent quasiment tous les organes de presses et de chaînes d’information continue. Dans cette liste exhaustive d’amis, on peut nommer un certain banquier du nom de Bernard Mourad. Compagnon de la première heure et stratège important dans l’actuelle proposition de mis en vente des Aéroports de Paris…

Quant à François Ruffin, ses choix sont à contre courant de ceux d’Emmanuel Macron. Il nous les confesse. Sa rencontre avec Zoubir : un choc. La misère, la vraie. Les quidams, les petits, les galériens et les précaires, qui font marcher la machine sans en toucher un copeck. Il fait ses débuts de journaliste, avec ses approches et sa volonté de rechercher le réel, pour le restituer dans son journal Fakir. En lui, il y a un cri et une souffrance : il est atterré par l’état de la France qu’il rencontre. Cette France des catégories modestes avec laquelle Macron rentre en « contact », mais qu’il ignore, qu’il snobe, et qu’il méprise.

Cette France qu’il ne connaît pas. Cette France des gilets jaunes, qui réclame un peu de dignité.

Un livre qui relate bien que celui qui nous gouverne n’est qu’un représentant de la bourgeoisie sympa, devenue violente et agressive depuis fin novembre 2018.

Ce cartel, qui montre son vrai visage de chien enragé défendant ses richesses et ses possessions en envoyant les forces de l’ordre taper sur la gueule des gueux.

Cette caste qui transforme l’avenir de nos enfants en un « Retour vers le futur » au XIXe siècle, avec en prime les scenarii de « Mad Max » pour le réchauffement climatique et « Robocop » pour la répression façon « IA » (Intelligence Artificielle) avec une influence à la « Big Brother ». Un rêve pour eux. Un cauchemar pour nous.

Le style y est simple, sans fioriture et nous rappelle que M. Ruffin est avant tout un journaliste sans concession.

En le lisant, j’avais une sensation bizarre, celle d’entendre l’écrivain et de l’avoir auprès de moi. C’est la première fois que j’ai ressenti cela en lisant un livre. Serait-ce de la sincérité ?

François Ruffin, me paraît sincère quand je l’entends bafouiller lors de ses discours. C’est un signe d’une perte de contrôle, car les injustices le touchent, l’énervent et l’émeuvent.

C’est qu’il veut nous faire passer dans son livre.

Dans une société de plus en plus difficile, aux avenirs sombres pour nos enfants, où il ne faut pas montrer ses sentiments pour réussir, l’humanité et la sensibilité telles que nous la fait ressentir François Ruffin, ne seraient-elles pas des solutions vecteur d’espoirs ?

Bertrand Bouchon



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