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L’ÉCOLE DES INCAPABLES

La difficulté, qui pourtant est au cœur même du processus d’apprentissage, est souvent perçue comme une entrave au bon déroulement des activités pédagogiques, générant irritations et réprobations.

Les conséquences les plus marquées de cette violence symbolique prennent de nombreuses formes (mal au ventre, anxiété, tremblements, pleurs, résignation, absentéisme, déscolarisation) qui ne manquent pas d’être recyclées sous la forme de manquements personnels ou de « pathologies » individuelles (« déficience », « phobie scolaire » ou « anxiété scolaire »), et occultent les rapports socioculturels en jeu à l’école.

Alors, que faire ? Les auteurs Mathias Millet et Jean Claude Croizet par leur étude scientifique poussée dans la droite ligne de leurs prédécesseurs (comme Pierre Bourdieu) ne se contentent pas de montrer que l’école reproduit les inégalités sociales et maintenant qu’elle les accentue, mais donne aussi quelques clés fort intéressantes pour palier à ces dérives.

Article mis en ligne le 29 décembre 2018

par admin1
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Constat :

La difficulté, qui pourtant est au cœur même du processus d’apprentissage, est souvent perçue comme une entrave au bon déroulement des activités pédagogiques, générant irritations et réprobations.

Conséquences

Les conséquences les plus marquées de cette violence symbolique prennent de nombreuses formes (mal au ventre, anxiété, tremblements, pleurs, résignation, absentéisme, déscolarisation) qui ne manquent pas d’être recyclées sous la forme de manquements personnels ou de « pathologies » individuelles (« déficience », « phobie scolaire » ou « anxiété scolaire »), et occultent les rapports socioculturels en jeu à l’école.

Possibles :

Aussi dédramatiser l’échec, la difficulté d’un exercice, expliquer aux élèves que les difficultés auxquelles ils sont confrontées ne renseignent que sur les apprentissages entrain de se faire, les conduit à des niveaux de performance cognitives plus élevés. Ainsi des épreuves psychométriques établies sur cette base montrent que la performance n’est pas la propriété de l’élève mais celles des rapports sociaux qui se jouent dans ces situations et sur ces tâches.

Pour quelle idéologie et but recherché ?

Ils seraient bénéfiques de replacer au centre des apprentissages une difficulté dédramatisée (détachée de l’individu-élève), à la fois nécessaire aux acquisitions et dés-essentialisée, ne mettant pas en cause la valeur intrinsèque des élèves qui échouent. En somme, c’est avec ces notions de « réussite » (même pour tous) et d’échec que l’école gagnerait à rompre, parce que l’idée de réussite impliquera toujours en miroir celle d’échec, que « réussir » à apprendre ne passe pas forcément (du moins pas pour tous) par la course à la « réussite » scolaire, et parce que l’idée de « réussite », qui conduit à discerner parmi les « capables » et les « incapables », les « rapides » et les « lents », a peu de chose à voir avec la CRÉATION DES CONDITIONS D’UN ACCÈS ÉGAL POUR TOUS AUX SAVOIRS SCOLAIRES.

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