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Main basse sur l’énergie et gilets jaunes

A entendre « l’Europe » et les différents gouvernement libéraux, le credo de la libre concurrence, c’est-à-dire l’ouverture du marché de l’électricité et du gaz à la concurrence, permettrait de baisser les prix, sous entendu le monopole énergétique de l’État par le biais d’entreprises nationalisées comme EDF et GDF de service public ferait des prix trop élevés pour les consommateurs que nous sommes.
Qu’en est-il vraiment aujourd’hui ?

Là où le service public de l’énergie permettait d’assurer un prix égal pour tous, sur tout le territoire, y compris pour les espaces ruraux reculés ou éloignés comme les départements et régions d’outre mer, l’ouverture à la concurrence (en 2007) se traduit par une explosion des prix et de la précarité thermique.

Pour déréguler les prix, chaque opérateur incitent les consommateurs à passer chez eux ; le consommateur perd alors le bénéfice du tarif régulé (se traduisant par une hausse de la facture énergétique). Comment ? Enédis pour EDF cherche à attirer les clients ayant du gaz chez eux, et Engie, ex GDF, fait de même pour l’électricité.

Article mis en ligne le 1er décembre 2018
dernière modification le 8 février 2019

par admin1
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Complément à l’article du 4 septembre

Quel rapport entre le mouvement des gilets jaunes, et le documentaire « Main basse sur l’énergie » que je viens de réaliser pour le compte de la Fédération CGT de l’énergie ?

Et bien les deux dénoncent trente ans de dérégulation libérale de l’économie !

Les gilets jaunes s’attaquent à une fiscalité injuste. « Main basse sur l’énergie » démontre comment les énergies renouvelables (éoliennes, solaires) s’installent sur le territoire grâce à une nouvelle taxe, la Contribution au Service Public de l’Électricité, (CSPE), payée par tout un chacun à travers sa facture d’électricité et au bénéfice d’une poignée d’affairistes.

Les gilets jaunes s’en prennent aux riches. « Main basse sur l’énergie » alerte à la privatisation des barrages hydrauliques et à un nouveau vol d’un bien public en faveur de multinationales.

Les gilets jaunes dénoncent la hausse des prix de l’électricité et du gaz. « Main basse sur l’énergie » confirme l’explosion des prix de l’énergie depuis l’ouverture à la concurrence en 2007 (+35% pour l’électricité, plus de 70% pour le gaz) et souligne la présence de 10 à 13 millions de précaires en France.

Les gilets jaunes s’alarment de la disparition des services public sur le territoire. « Main basse sur l’énergie » souligne la fin des boutiques accueil usagers EDF qui permettaient de régler des litiges, étaler des paiements, informer sur ses droits. Et le film révèle dans quels conditions travaillent les agents de la distribution d’Enedis et de GRDF.

Alors, pour mieux résister à la politique de Macron, le président des riches, regardez « Main basse sur l’énergie », faites le connaître autour de vous et organisez des projections !

https://www.mainbassesurlenergie.com/

Pour d’autres informations sur « Main basse sur l’énergie », un entretien donné au Média (https://www.youtube.com/watch?v=hPy4qWJwUkA) et une double page dans l’Huma Dimanche (8-9 décembre).

Gilles Balbastre, réalisateur

PS : A noter que pour rester au tarif régulé pour l’électricité, EDF, et le gaz, ENGIE (ex GDF), il convient de garder l’opérateur historique, ne pas faire de facture commune si vous avez gaz et l’électricité, (voir vidéo 39 mn).


Article du 4 septembre 2018

Et si derrière le terme policé de « libéralisation des services publics » se cachait en réalité une vaste opération de grand banditisme ? Particularité d’une démocratie, une telle opération ne peut être encadrée que par des lois, réglementée par des décrets, certifiée par le personnel politique et applaudie par grand nombre de journalistes aux ordres.

Depuis 2007, le secteur de l’énergie est entièrement ouvert à la concurrence et faute d’informations, les conséquences funestes de cette dérégulation ont du mal à percer le mur du silence médiatique.

La hausse exponentielle des factures, l’accroissement de la précarité énergétique, sont la partie visible de l’iceberg.

La partie immergée, la plus massive, est peu perceptible. C’est pourtant là que se réalise le braquage de l’argent public, le hold-up des biens de la nation, les agissements des nouveaux maffieux.

Alors, quoi de plus évident que de réaliser un documentaire sur le sujet à partir d’un feuilleton culte des années 60, Les Incorruptibles.

« Main basse sur l’énergie » est bâti autour de six épisodes et déroule, comme dans Les Incorruptibles, son lot de gangsters, de big boss, de seconds couteaux, de politiciens plus ou moins véreux. Sans oublier Eliot Ness, le flic vertueux d’antan transformé en syndicaliste résolu, garant d’un service public de l’énergie plus que jamais indispensable.

Alors pour découvrir un des « casses du siècle », il vous suffit de vous précipiter sur www.mainbassesurlenergie.com.

Gilles Balbastre


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