CGT éduc’action 45
Liberté Solidarité Bien-être
Conflit social au collège de Lorris (45)
Au mois de mai 2008

Notre Principal s’inscrit dans la nouvelle mouture des consignes académiques et de la loft : quantifier les résultats, faire du chiffre.

Article mis en ligne le 31 mars 2012
dernière modification le 25 mars 2015

par admin1
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Notre Principal s’inscrit dans la nouvelle mouture des consignes académiques et de la loft : quantifier les résultats, faire du chiffre.

Bilan : afin de rester dans les limites plus ou moins imposées par l’académie, notre chef d’établissement n’hésite pas, contre l’avis des conseils de classe à faire passer les élèves, ne tenant aucun compte du travail en amont fait par les professeurs principaux sur l’orientation. L’avenir de l’élève, son orientation sont dorénavant laissés de côté. La nouvelle loi de 2005 sur l’autonomie des collèges donne davantage de pouvoirs aux principaux. Faut-il s’en inquiéter ? Quand ce pouvoir se traduit par l’envoi d’inspections sanctions, d’intimidations, de chantage et de harcèlement de certains collègues du collège de Lorris, qui ont eu le tort de s’indigner des pratiques évoquées ci-dessus.

Face à l’attitude de notre chef d’établissement et aux nombreux dysfonctionnements constatés depuis son arrivée (bulletins non signés et donnés de la main à la main aux élèves), nous avons informé dans un premier temps les syndicats. Nous avons refusé une année de participer au CA. Surtout, nous avons essayé de dialoguer avec notre Principal sur les problèmes rencontrés. A ce sujet, des Assemblées générales ont été mises en place par le chef établissement. Mais ce dialogue est resté un dialogue de sourd. Surtout l’opposition des professeurs demeurant, notre Principal a choisi de durcir sa position, remettant par exemple en cause l’autorité de certains professeurs face à des élèves pénibles, leur donnant raison (dispensant les élèves de leurs retenues…)

Face aux pressions (s’apparentant à du harcèlement) exercées par notre Principal notamment sur une collègue, nous décidons de nous mettre en grève et déposons un préavis, le vendredi 26 avril 2008 à l’initiative de l’inter-syndicale du collège regroupant la CGT, le SNES, SUD-éducation et l’UNSA. Vendredi 2 mai : sur 29 collègues 24 sont en grève. 2 non –grévistes étant sur 2 collèges ne font pas grève mais sont solidaires, une collègue est malade, l’autre n’a qu’une heure de cours… Le 5e professeur est réellement non gréviste. Le soir même nous sommes « invités » (selon les propos de l’inspecteur d’académie) à l’I.A. le mardi 13 mai.

Voilà le résumé de cette entrevue à l’I.A. :

« La convocation à l’Inspection d’Académie le mardi 13 mai a donné lieu à une discussion de deux heures. Nous avons été reçus par M. Bucheli ( IA) et M. Tomaier (Secrétaire général de l’IA) en présence du Principal du collège.
Ils nous ont demandé de citer des exemples précis de dysfonctionnements après avoir fait un tour de table.
Ils ont interprété cela comme une simple suite d’oublis ou de maladresses de notre Principal. Par conséquent, ils ne nous proposent aucune véritable solution dans l’immédiat mais seulement peut-être de contacter l’Inspecteur Pédagogique (IPR) de vie scolaire ou de venir en personne à Lorris .

Nous sommes ressortis sans aucune certitude qu’ils donneront suite à cet entretien. (Aucune date, aucune échéance)

Pour conclure, ils considèrent que « l’effet Lorris est de grossir les événements, nous recherchons le principal parfait, ce ne sont que des problèmes mineurs que nous pouvons régler de façon interne »

Comment se fait-il que cette suite de problèmes mineurs inquiète autant une majorité de parents, d’élèves et déclenche un tel sentiment de mécontentement chez les professeurs ? »

A ce jour, nous venons d’apprendre la venue de l’Inspecteur d’Académie, M. Buchéli, le dernier jour d’école, le jeudi 3 juillet dans l’après-midi.

Bilan de cette lutte syndicale :
L’I.A. ne s’est pas présenté au collège fin juin comme initialement établi. Par contre, dès le mois de juillet des bruits de couloirs laissaient entendre le départ du Principal du collège ; départ confirmé fin août 2008.

Pour en savoir plus :

Exemple d’un conflit social



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